<< Tout le monde est une drôle de personne, et tout le monde à l'âme emmêlée. Tout le monde a de l'enfance qui ronronne au fond d'une poche oubliée. Tout le monde a des restes de rêves, et des contes de vie dévastés. Tout le monde a cherché quelque chose un jour et tout le monde ne l'a pas trouvé. Il faudrait que tout le monde réclame au près des autorités une loi contre notre solitude, que personne ne soit oublié. >>

<< Tout le monde est une drôle de personne, et tout le monde à l'âme emmêlée. Tout le monde a de l'enfance qui ronronne au fond d'une poche oubliée. Tout le monde a des restes de rêves, et des contes de vie dévastés. Tout le monde a cherché quelque chose un jour et tout le monde ne l'a pas trouvé. Il faudrait que tout le monde réclame au près des autorités une loi contre notre solitude, que personne ne soit oublié. >>




















S'emplir de mille sentiments différents, en une journée, comme une substance illicite. Ecouter les mêmes musiques parce qu'on en a pas trouvé d'autre qui étaient capable de nous emmener aussi loin. Les écouter en boucle, car la musique est la seule chose qui ne changera jamais, c'est la seule chose qui ne pourra ni se rendre plus laide, ni s'embellir. Créer notre point de départ lorsqu'on est déjà arrivé, seulement pour donner un sens à des choix incompréhensibles. Nous avons notre vie devant nous mais la tête tournée vers le peu chemin parcouru, juste parce que ça fait se sentir un peu moins perdu. C'est dur à même pas seize ans de prendre une feuille blanche pour y écrire des choses nouvelles, on a toujours besoin de quelques séquelles, pour aller un peu plus loin. Lorsque on à même pas seize ans. On sait que le monde est immense, qu'il regorge de c½urs qui battent et s'exaltent. Qu'à ce moment même une personne connaît le plus grand fou rire de sa vie, rencontre l'homme qu'elle aimera toujours, pleur sans raison, ou tremble sous la pluie. Mais au milieu de ses six milliards d'âmes on connaît parfois une solitude qui n'est plus physique, mais qui va bien au-delà. A même pas seize ans, l'idée que nous ne sommes pas si important que ça, nous traverse l'esprit. L'idée qu'en fait, on pourrait très bien être une fourmi, une feuille ou une perle, ça ne changera finalement pas grand-chose. Vous souvenez-vous avoir déjà ressenti ça ? A même pas seize ans, on a le vertige de la hauteur qu'on n'a pas encore prise, le mal d'une douleur pas encore ressentie, la joie avant d'avoir connu la surprise. A même pas seize ans, on n'a même pas quatorze ans.


















Photoo : Tout au fond Simon, Cowline et Maxime <3
Au milieu Natacha et Ophélie <3
Devant Alex', moi & Roussette' <3







# Posté le vendredi 11 septembre 2009 12:34

Modifié le jeudi 17 septembre 2009 15:35